Agriculture : David Taupiac presse le Gouvernement d’agir face à l’urgence pour les agriculteurs gersois


23 septembre 2026 - 188 vues

Après un été 2026 particulièrement éprouvant pour l’agriculture gersoise, David Taupiac entend obtenir des réponses concrètes du Gouvernement. Le député du Gers a ainsi engagé une double démarche en cette rentrée auprès de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard pour l’alerter sur l’urgence absolue qui plane sur la ferme France. Un courrier d’abord adressé le 14 septembre avec plusieurs députés du groupe LIOT, puis une interpellation directe de la ministre lors de son audition à l’Assemblée nationale.

Dans leur courrier, les parlementaires soulignent les larges insuffisances du plan Climat-Adaptation-Sécheresse-Incendies (CASI), et demandent un meilleur ciblage des aides et un abaissement des seuils de déclenchement de l’indemnisation de solidarité nationale avec un relèvement du niveau de soutien, notamment en faveur des exploitations non assurées victimes d’un système assurantiel devenu inopérant et devant être réformé, de l’agriculture biologique et des filières les plus fragilisées. Une alerte toute particulière a été formulée sur des moyens qui pourraient s’avérer insuffisants face à l’ampleur des pertes et des besoins de trésorerie.

Les députés ont également demandé la simplification, la modification et la généralisation des dispositifs existants, peu opérationnels car mis en place avec des critères trop restrictifs : le dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties, la prolongation du guichet d’aide à l’achat d’engrais azotés, les aides carburants pour le GNR agricole, le gel temporaire ou la modification du calcul, de l’indice national des fermages.

Face à la ministre, David Taupiac a particulièrement défendu les enjeux propres au Gers. « Dans le Gers, les demandes sont déjà très largement supérieures aux fonds disponibles », a-t-il souligné concernant le financement des ouvrages hydrauliques, demandant au Gouvernement que l’enveloppe soit revue à la hausse.

Le député a également dénoncé les difficultés persistantes d’accès aux prêts garantis par l’État, avec des refus bancaires régulièrement signalés dans le département malgré des dossiers remplissant toutes les exigences d’admission. Il demande que les cellules sécheresse réunissant l’État et les banques soient mobilisées d’urgence pour lever ces blocages.

« Les annonces doivent désormais se traduire rapidement sur le terrain : soutenir les trésoreries, donner aux agriculteurs les moyens d’investir et s’adapter. Le département du Gers est en première ligne face au changement climatique, nous sommes au bord de la rupture. Si

rien n’est fait c’est notre modèle agricole qui s’effondrera avec des conséquences dramatiques pour le territoire. » a plus tard déclaré David Taupiac.

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