25 mars 2026 - 203 vues
Compte tenu des modes de scrutin locaux et de l’organisation territoriale du pays, municipalités et intercommunalités sont intimement liées.
C’est d’autant plus vrai pour la ville et l’agglomération d’Agen, dont la mutualisation des services est effective depuis une dizaine d’années maintenant.
Aussi, bien que l’installation du conseil municipal d’Agen ait lieu ce samedi et l’installation du conseil communautaire quelques jours plus tard, le 9 avril, il m’apparaît important de livrer dès à présent ma vision de l’agglomération agenaise, dans l’esprit d’ouverture et de transparence auquel j’ai rappelé mon attachement dès dimanche soir.
Je crois sincèrement que l’agglomération doit être considérée dans une approche gagnant-gagnant, avec l’ensemble des communes qui la composent. Il n’y a pas pour moi de petites ou de grandes communes.
Toutes ont un rôle à jouer et des intérêts partagés sur notre bassin de vie. Nous le devons aux élus locaux qui les représentent. Nous le devons aux populations qui y vivent.
Il est très important de ne pas déstabiliser ce qui fonctionne. Sur le plan organisationnel et opérationnel, par exemple, aujourd’hui les administrations de la ville et de l’agglomération sont mutualisées. Cette organisation est rodée, elle est robuste, elle a fait ses preuves.
Et, surtout, au-delà de l’inertie que cela produirait dans les services rendus à la population, un retour en arrière serait extrêmement coûteux, insupportable même, de l’ordre de 10 à 12 millions d’euros sur la durée du mandat. Je le dis sans détour : cette hypothèse hasardeuse est à proscrire catégoriquement, pour le bien de nos territoires.
Je plaide donc pour préserver ce qui fonctionne. Mais la continuité ne doit pas empêcher des améliorations. Je pense notamment à la gouvernance, qui doit être de mon point de vue ouverte et partagée, dans un dialogue renforcé entre les différentes composantes de l’agglomération. L’hégémonie ou la verticalité serait mortifère. Nous devons miser, je le crois, sur une communauté de projets et d’intérêts communs, où chacun trouve sa place.Dans cet objectif, ce qui s’applique à la gouvernance doit aussi se retrouver dans un aménagement équilibré du territoire, d’Est en Ouest et du Nord au Sud.
Il existe bien sûr le Fonds de Solidarité Territoriale (FST) qu’il est primordial de préserver et de conforter. Mais il y a sans aucun doute un travail collectif à conduire aussi sur les perspectives d’un développement durable et solidaire du territoire comme sur les services du quotidien rendus à la population de toute l’agglomération agenaise.
Je mesure bien, là aussi, l’importance des défis qui nous attendent. J’y prendrai toute ma part en assumant la responsabilité qui incombera au maire d’Agen logiquement amené à présider aux destinées de l’agglomération.
Laurent Bruneau




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